La complainte de l'arionidé

Publié le par Gaston Eugéniste

Rampant sur le sol, je suis une proie facile

Me trainant lentement sur mon ventre qui guile

Doté pour tout rempart contre les prédateurs

D'une peau d'où suinte de gluantes humeurs

Grossier sac ambulant

Plein d'entrailles en dedans

Je n'eus pas les faveurs

Du puissant créateur

Je me terre

Dans la terre

Et je bave

Sur les raves

Lorsque je sors la nuit

Et que je me nourris

Loin du ciel sans scrupules

Qui me sèche et me brûle

Et la mort qui me guette de tous les côtés

Ne m'a jamais laissé beaucoup à espérer

Sinon une agonie rapide et sans douleur

Sous les dents carnassières qui fendront mon coeur

Publié dans Poèmes

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Alice-Gabrielle Maline de Sainte-Florentine 26/08/2012 15:24

Attention, mon papa a aimé ce poème, alors c'est qu'il doit vraiment être super génial (oui il est encore vivant mon papa, et alors? Quel âge il a? Si vous savez pas, demandez à mon cheval !)

Alice-Gabrielle Maline de Sainte-Florentine 25/08/2012 07:52

Par contre j'ai pas compris Guile...
Alice-Gabrielle Maline de Sainte-Florentine, Duchesse de Bar.

Gaston Eugéniste 26/08/2012 00:49



C'est du patois nordique.


"guiler : couler, baver. se dit d’un chose épaisse, sirupeuse qui coule lentement
(du chirop qui guile). exemple : mouque tin nez, i guile !"



Alice-Gabrielle Maline de Sainte-Florentine 25/08/2012 07:51

Je l'avoue, j'ai dû chercher arionidé dans le dictionnaire... Et pourtant j'ai étudié les arbres philogénétiques. Mais j'ai séché au cours sur les gastéropodes :p
Et puis je préfère Endodondata nain. Il est petit mais costaud, il porte sa maison sur son dos, et pis qu'est-ce que ça bouffe comme salades un escargot!

Gaston Eugéniste 26/08/2012 00:48



C'est plus élégant que le nom vernaculaire. Et peu importe si on ne le comprend pas, libre à chacun d'imaginer ce qu'il veut avec le texte.