Les Lamantins
Deux corps oblongs, le derme blanc
Dérivent au gré du courant
Flottant, portés par l'onde claire
Glissent doucement vers la mer
L'oeil distrait, les voyant de loin
Distinguerait deux lamantins
Mais toi, qui flâne sur la rive
Vois que ces corps à la dérive
Sont des lambeaux de chair humaine
Que l'âme a fui, criblée de haine
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