Priapisme luciférien
Surfaces hérissées de branches métalliques
Les vastes étendues, autrefois désertiques
Sont un triste scrotum envahi par des tiques
Gonflées de terrible arrogance priapique
Ils sucent de leur dard
Un éjaculat noir
De gonades taries
Dans l'hypoderme enfouies
Ils fouillent sans relâche et creusent sous la croûte
Et aspireront jusqu'à la dernière goutte
C'est alors que, n'ayant jamais connu le doute
Les petits parasites seront en déroute
Ils érigeront de
Grandes et roides queues
Emplies du jus visqueux
Pour dépasser les cieux
Alors s'élanceront ces pompeux Lucifer
L'intersidéral infini, empli d'éther
N'étanchera pas l'avidité délétère
Rendant leur existence pire que l'enfer